Peintre
Citation : « L’art est une apparence en 3D, qui découle d’une idée platonicienne. »
Goethe étudia l’esthétique et découvrit que, dans la nature comme dans l’art, l’idée (platonicienne) est le point de départ. Derrière chaque apparence, Goethe percevait l’idée. En art, l’humanité est créatrice et procède de l’idée. Pour Goethe, la tâche de l’artiste est de transcender la nature. L’artiste ne doit pas se contenter de l’imiter, mais créer une réalité idéale. Il doit placer le divin parfait sur terre. Telle est la mission spirituelle de tout artiste: saisir et développer l’idée qui sous-tend la chose, mais qui, dans la réalité, n’a pu se déployer librement. Les artistes doivent certes œuvrer selon les lois éternelles de la Nature, mais de manière pure et affranchie de toute contrainte. L’art ne doit pas procéder de ce qui est, mais de ce qui pourrait être; non du réel, mais du possible. L’artiste crée à partir de la réalité sensible, lui donnant la forme qu’il lui donne, et surpasse ainsi la Nature, car son œuvre est plus parfaite. Le Beau est donc une manifestation des lois secrètes de la Nature, qui autrement seraient restées à jamais cachées. Le Beau est plus vrai que la Nature car il exprime ce que la Nature désire mais ne peut être. Un véritable artiste rivalise avec la réalité et donne l’illusion d’une réalité supérieure, le monde parfait des idées. Le Beau n’est ni plus ni moins que la réalité sensible revêtue d’une parure divine. L’artiste maîtrise l’art d’élever la réalité sensible au rang du divin. Le Beau est une illusion qui fait naître une réalité pour nos sens, une réalité qui représente un monde idéal. L’artiste prolonge l’esprit du monde. Là où il abandonne la création, l’artiste la poursuit. Ainsi, l’artiste fraternise avec l’esprit du monde, et l’art est le prolongement du processus naturel. Les artistes ont une mission cosmique: là où l’esprit du monde s’arrête, l’artiste continue.
C’est une belle idée, et je ne manque certainement pas d’idées. Je n’ai simplement pas le talent, la technique ni le savoir-faire nécessaires pour traduire sur la toile, avec tous les détails qui l’accompagnent, l’idée qui se manifeste dans mon esprit. Pourtant, la peinture m’apporte une grande paix intérieure. C’est une forme de méditation qui m’a permis d’apprendre à me concentrer et à aiguiser mon regard. Je vois désormais les choses différemment.
Voici (à droite) une autre image créée par chatGPT. Ici, je vise la perfection. La machine doit développer mon idée exactement comme je l’imagine. Cela me prend parfois plusieurs jours. En ce sens, l’IA devient un outil pour concrétiser mon idée créative. Or, je constate que l’IA ne pense pas, n’est pas logique, manque de conscience de soi et est incapable de phénoménologie. Je me demande même si l’IA est créative. L’IA est purement opérationnelle.
Jusqu’au neuvième tome inclus, la couverture de mes livres présente une peinture réalisée à la main, ou bien l’illustration inclut des détails d’une ou plusieurs peintures réalisées à la main. À partir du dixième tome, je crée l’image de couverture à l’aide de PowerPoint. La couverture du vingt-cinquième tome a été créée avec Grok et Chat GPT.
Ce site web et mon blog sont mes propres créations. Ce sont mes idées, que je mets ensuite en œuvre moi-même ou par un webmaster. L’intelligence artificielle peut également être un outil dans ce processus.
Vous trouverez ci-dessous un triptyque. Il se compose de trois peintures réalisées par l’artiste lui-même, inspirées par le chamanisme, et plus précisément par le monde souterrain. En cliquant sur le triptyque, vous lancerez un diaporama de plusieurs peintures mis en musique.

Vous pouvez voir plus de tableaux sur mon TransVormMensia-blog.
